Parce que tu es mon frère, parce que tu es ma soeur
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lundi 8 octobre 2007
We are...
Parce que tu es mon frère, parce que tu es ma soeur
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Enfance lointaine,
un peu plus loin...
mercredi 29 août 2007
Mon cartable
Je dors, je suis dans la brume du matin... c'est étrange tout paraît cotonneux. Je suis très loin, j'entends des bruits indistincts, un brouhahas de voix...C'est inhabituel, je n'arrive pas à comprendre ce qui se passe...
Je dors...
En fait, je suis en train de me réveiller...
Il y a quelque chose de froid sous ma joue...
J'essaye de bouger, je n'y arrive pas... en fait je ne dors pas, mon cerveau m'indique que je me suis déjà réveillée ce matin...
Et la douleur arrive, une douleur qui me déchire. J'en ai le souffle coupé, cela me transperce, me broie...
Alors je fait la seule chose que mon cerveau m'ordonne... je hurle,
Gros noir...
Je suis dans l'ambulance, quelqu'un me sert le main, il me dit que je peux la serrer fort. Je ne le sais pas encore, mais on me dira plus tard que c'est un tout jeune pompier, sa première intervention...
Je ne peux pas bouger, je ne peux voir que le plafond. Il m'explique qu'on est en train de découpé mon pantalon et ma veste mais que tout va bien mes parents sont prévenus.
Black out
On me sort de l'ambulance, je passe devant mes parents, ma mère a pleuré. Je suis aux Urgences mais je suis complètement choutée. On va m'opérer dans l'après-midi...
Une infirmière passe et m'explique qu'il va falloir que je sois une petite fille courageuse.
Courageuse pour mes cauchemars de toutes mes nuits d'hôpital, pour mes trois futures opérations de la jambe, pour les broches dans mon fémur, pour le plâtre de mon bras, pour le mois où je ne pourrais pas bouger de mon lit, pour les semaines de rééducation où je vais haïr mon kiné, pour tous les mois perdus où je vais devoir arrêter la danse, pour le fait qu'il me faudra un an pour pouvoir remonter sur mes pointes et où je pourrais de nouveau faire une (belle) arabesque...
Mais je ne me plains pas car des mois plus tard lorsque j'ai lu le rapport de police et que j'ai vu le schéma de l'accident de voiture... j'ai découvert que j'avais été sauvée par mon cartable qui avait accroché le part-choc de la voiture et m'avait projeté sur le capot et m'avait permis de ne pas passer sous les roues de la voiture.
Et dire que ce matin là je ne voulais pas prendre mon cartable car c'était pas à la mode, je voulais que ma mère me laisse prendre une sacoche, un truc plus in quoi...
Toujours écouter sa mère :)
Je dors...
En fait, je suis en train de me réveiller...
Il y a quelque chose de froid sous ma joue...
J'essaye de bouger, je n'y arrive pas... en fait je ne dors pas, mon cerveau m'indique que je me suis déjà réveillée ce matin...
Et la douleur arrive, une douleur qui me déchire. J'en ai le souffle coupé, cela me transperce, me broie...
Alors je fait la seule chose que mon cerveau m'ordonne... je hurle,
Je pleure, le béton est très froid, je sanglote, je ne comprend pas les questions que l'on me pose... non je ne sais plus où j'habite, non je ne connais plus mon prénom, j'ai trop mal pour ça. Je supplie qu'on me retourne, je n'en peux plus de sentir le macadam sur mon visage...
Je ne peux plus différencier mes bras, mes jambes, c'est une souffrance totale. On me préviens, on va me retourner mais en fait, c'est pire...
Je ne peux plus différencier mes bras, mes jambes, c'est une souffrance totale. On me préviens, on va me retourner mais en fait, c'est pire...
Gros noir...
Je suis dans l'ambulance, quelqu'un me sert le main, il me dit que je peux la serrer fort. Je ne le sais pas encore, mais on me dira plus tard que c'est un tout jeune pompier, sa première intervention...
Je ne peux pas bouger, je ne peux voir que le plafond. Il m'explique qu'on est en train de découpé mon pantalon et ma veste mais que tout va bien mes parents sont prévenus.
Black out
On me sort de l'ambulance, je passe devant mes parents, ma mère a pleuré. Je suis aux Urgences mais je suis complètement choutée. On va m'opérer dans l'après-midi...
Une infirmière passe et m'explique qu'il va falloir que je sois une petite fille courageuse.
Courageuse pour mes cauchemars de toutes mes nuits d'hôpital, pour mes trois futures opérations de la jambe, pour les broches dans mon fémur, pour le plâtre de mon bras, pour le mois où je ne pourrais pas bouger de mon lit, pour les semaines de rééducation où je vais haïr mon kiné, pour tous les mois perdus où je vais devoir arrêter la danse, pour le fait qu'il me faudra un an pour pouvoir remonter sur mes pointes et où je pourrais de nouveau faire une (belle) arabesque...
Mais je ne me plains pas car des mois plus tard lorsque j'ai lu le rapport de police et que j'ai vu le schéma de l'accident de voiture... j'ai découvert que j'avais été sauvée par mon cartable qui avait accroché le part-choc de la voiture et m'avait projeté sur le capot et m'avait permis de ne pas passer sous les roues de la voiture.
Et dire que ce matin là je ne voulais pas prendre mon cartable car c'était pas à la mode, je voulais que ma mère me laisse prendre une sacoche, un truc plus in quoi...
Toujours écouter sa mère :)
jeudi 16 août 2007
On n'en fini pas de grandir (2)

A me plonger dans les photos de famille, j'ai réalisé que lorsque je suis née mes grands-parents avaient 55 ans...
Aujourd'hui, ma mère en a 54 et mon père, presque 70...
Cela laisse songeur...
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Enfance lointaine,
réflexionite aïgue
vendredi 3 août 2007
Tous les hommes de ma vie...
Que les choses soient claires dès le début bandes de petits dévergondés, je ne vais pas vous parler des hommes avec lequels j'ai échangé ma salive, car tout d'abord on va pas y passer la nuit et puis en plus je pense pas que ce soit d'un intérêt décoiffant !!
J'en parlerais peut être un jour, mais uniquement pour faire ma RLDP (NDRL: Radio Langue de Pute)
Je ne vais pas non plus vous parler de mon père car ça je le fait avec mon psy... et vous (jusqu'à preuve du contraire) vous n'êtes pas encore payé pour m'écouter!
Je vous parle des vrais hommes (l'homme, le vrai, le tatoué... argggggggggggg) de nos vrais frantasmes... qui ont fait de moi ce que je suis: c'est à dire une gentille fille vaguement hystérique et déjanté au dernier degré!

Tout d'abord, quand j'étais toute petiote, j'étais amoureuse d'Ulysse 31 car je le trouvais trop bôôôôôô et qu'en plus c'était un héros et franchement cela changeait des petits cons qui me piquait ma corde à sauter dans la cour de récré!
Évidemment, mes copines étaient amoureuse de Télémaque, mais moi je trouvais (déjà!) qu'elles avaient vraiment des goûts de raclure de bidet car Télémaque il a l'air de rien ce gnôme et puis on avait les mêmes en couleur à l'école!
Pendant que les poufiasses de ma génération s'habillaient en noir car elles étaient en deuil de Kurt, moi j'étais amoureuse de Jim et sa musique... Honnêtement, j'avais quand même bien meilleur goût?
Car franchement tripper sur un blondinet aux cheveux gras, quel manque d'éducation!! Alors que Jim lui s'était un vrai rebelle, un pur, un dur, un vrai poète... Le mec pour lequel vous donneriez sans peine votre âme et votre virginité :)
Mais la vie est cruelle et les amours adolescentes bien lointaines. Je décide alors de me replonger dans la vie révée du dessin car c'est quand même plus sympa car on peut y vivre sans qu'on vous embête avec des considérations bassement matérielles telle que les partiels...
J'y ait trouvé mon homme idéal, Corto Maltese...
Oui, je sais... encore un voyageur sans attache, on va croire que je cherche un peu la merde... Mais comment ne pas tomber amoureuse de cet homme qui a fait à Pandora, la plus belle déclaration d'amour possible:
A défaut d'avoir rencontré mon Corto, je me suis aussi lancée dans mes propres voyages à la recherche de...
J'en parlerais peut être un jour, mais uniquement pour faire ma RLDP (NDRL: Radio Langue de Pute)
Je ne vais pas non plus vous parler de mon père car ça je le fait avec mon psy... et vous (jusqu'à preuve du contraire) vous n'êtes pas encore payé pour m'écouter!
Je vous parle des vrais hommes (l'homme, le vrai, le tatoué... argggggggggggg) de nos vrais frantasmes... qui ont fait de moi ce que je suis: c'est à dire une gentille fille vaguement hystérique et déjanté au dernier degré!

Tout d'abord, quand j'étais toute petiote, j'étais amoureuse d'Ulysse 31 car je le trouvais trop bôôôôôô et qu'en plus c'était un héros et franchement cela changeait des petits cons qui me piquait ma corde à sauter dans la cour de récré!
Évidemment, mes copines étaient amoureuse de Télémaque, mais moi je trouvais (déjà!) qu'elles avaient vraiment des goûts de raclure de bidet car Télémaque il a l'air de rien ce gnôme et puis on avait les mêmes en couleur à l'école!
Mais Ulysse 31 n'a pas pu résister à l'érosion du temps et des sentiments et puis au bout d'un moment, ce genre de mecs, toujours pas monts et par vaux, ça gonfle grave et que je vais pas faire tapisserie à attendre que Môsieur daigne revenir avec une excuse foireuse, genre "c'est pas ma faute, c'est la malédiction des Dieux"...
"ouais ouais c'est ça et moi je suis Athéna en string!!" (faudrait voir à pas trop me prendre pour une courge non plus!)
Tout cela pour vous dire que je commençais à grandir et que c'est sympa le complexe d'Oedipe mais bon à la longue c'est très surfait! Et puis quand on est ado, on n'est plus amoureuse du héros sans peur et sans reproche qui n'est plus qu'un sombre chieur moralisateur!
"ouais ouais c'est ça et moi je suis Athéna en string!!" (faudrait voir à pas trop me prendre pour une courge non plus!)
Tout cela pour vous dire que je commençais à grandir et que c'est sympa le complexe d'Oedipe mais bon à la longue c'est très surfait! Et puis quand on est ado, on n'est plus amoureuse du héros sans peur et sans reproche qui n'est plus qu'un sombre chieur moralisateur!
On fantasme sur the rebel
Pendant que les poufiasses de ma génération s'habillaient en noir car elles étaient en deuil de Kurt, moi j'étais amoureuse de Jim et sa musique... Honnêtement, j'avais quand même bien meilleur goût? Car franchement tripper sur un blondinet aux cheveux gras, quel manque d'éducation!! Alors que Jim lui s'était un vrai rebelle, un pur, un dur, un vrai poète... Le mec pour lequel vous donneriez sans peine votre âme et votre virginité :)
Mais quel avenir avec un poète maudit, surtout quand il mort?
J'ai beau fantasmer, je suis quelqu'un de pragmatique, alors je me rabats sur J-B de la Seconde A, qui est quand même un peu rebelle aussi car il est super insolent avec les profs et puis il est collé à tout bout-de-champs car il copie sur moi pour l'interro d'histoire... et puis et puis, il avait un peu les yeux de Jim... mais pas assez pour avoir envie de lui donner votre âme et... :p
J'ai beau fantasmer, je suis quelqu'un de pragmatique, alors je me rabats sur J-B de la Seconde A, qui est quand même un peu rebelle aussi car il est super insolent avec les profs et puis il est collé à tout bout-de-champs car il copie sur moi pour l'interro d'histoire... et puis et puis, il avait un peu les yeux de Jim... mais pas assez pour avoir envie de lui donner votre âme et... :p
Mais la vie est cruelle et les amours adolescentes bien lointaines. Je décide alors de me replonger dans la vie révée du dessin car c'est quand même plus sympa car on peut y vivre sans qu'on vous embête avec des considérations bassement matérielles telle que les partiels...
J'y ait trouvé mon homme idéal, Corto Maltese...

Oui, je sais... encore un voyageur sans attache, on va croire que je cherche un peu la merde... Mais comment ne pas tomber amoureuse de cet homme qui a fait à Pandora, la plus belle déclaration d'amour possible:
"C'est justement parce que tu ne ressemble à personne que j'aurais voulu te rencontrer... toujours... n'importe où"
A défaut d'avoir rencontré mon Corto, je me suis aussi lancée dans mes propres voyages à la recherche de...
Rangé dans...
Enfance lointaine,
un peu plus loin...,
Zolies choses
jeudi 2 août 2007
Du sang...
Il faut que je coupe le cordon...
Mon bébé n'est plus un bébé...
Il faut se rendre à l'évidence, il a grandit et il se débrouille tout seul...
Cette nouvelle comblera de joie Madame Mortemont qui reprochait à Ulysse de n'être qu'un parasite...
Mon bébé n'est plus un bébé...
Il faut se rendre à l'évidence, il a grandit et il se débrouille tout seul...
Cette nouvelle comblera de joie Madame Mortemont qui reprochait à Ulysse de n'être qu'un parasite...
Ulysse nous a ramené son premier oiseau !!
(les âmes sensibles sont priées de s'abstenir de lire le réçit qui va suivre!)
... qui s'endort devant la télé pendant que je lui recouds les boutons de sa veste!
(les âmes sensibles sont priées de s'abstenir de lire le réçit qui va suivre!)
Bon en réalité, c'était pas du tout funkie... Ma soeur et moi (en plein rangement de notre bouge) on a entendu des piaillements hystériques venant du couloir, et là je vois débarquer Ulysse avec l'oiseau dans sa gueule qui se débattait avec l'énergie du désespoir...
On a bien essayer de sauver l'oiseau mais Ulysse ne semblait pas du tout de notre avis et il nous a fait cavalquader dans tout l'appart et dans le jardin... Quand j'ai enfin reussi à récupérer la victime, je n'avais comme autre solution que de l'achever... à coup de pelle... (ho ça va, j'ai fait avec ce j'avais sous la main... j'allais pas lui trancher la jugulaire non plus!)
On a bien essayer de sauver l'oiseau mais Ulysse ne semblait pas du tout de notre avis et il nous a fait cavalquader dans tout l'appart et dans le jardin... Quand j'ai enfin reussi à récupérer la victime, je n'avais comme autre solution que de l'achever... à coup de pelle... (ho ça va, j'ai fait avec ce j'avais sous la main... j'allais pas lui trancher la jugulaire non plus!)
Je peux pas vous dire que la po've bête à pas souffert vu l'énervement d'Ulysse!
Je sais, la vie est dégueulasse... comme l'appart qui est maintenant plein de plumes!
Et le premier qui me dit que je suis une fille violente, il termine comme l'oiseau ok??
Je sais, la vie est dégueulasse... comme l'appart qui est maintenant plein de plumes!
Et le premier qui me dit que je suis une fille violente, il termine comme l'oiseau ok??
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Pour terminer sur un note de douceur... Je met une photo de mon p'tit frère qui, malgré son mètre 85, son tatouage, son diplôme en poche et sa moto de 850 cm3, reste un petit garçon...
Rangé dans...
Enfance lointaine,
Tant que j'y pense
mardi 24 juillet 2007
Suivez la lumière...

Quand nous habitions encore en banlieue dans une grande maison avec un grand jardin, nous allions souvent dans les rues de cette ville promener le chien.
Nous y allions tous les trois avec mon père, ma mère à son bras et nous marchions jusque dans la haute ville, celle qui longeait la forêt...
Parfois certains ruelles n'étaient plus du tout éclairées, nous nous retrouvions tous plongés dans l'obscurité de la nuit.
Seule lumière dans le nuit, le bout incandescent du cigare de mon père.
Nous suivions alors cette tache rouge qui devenait notre phare tout au long de la balade nocturne.
Nous étions enveloppé par l'odeur acre du cigare.
Nous étions avec notre père, notre mère...
Nous étions protégés...
Chaque fois que mon père allume un cigare, je repense alors à cette lointaine époque où le chemin que nous suivions était tracé par une lumière rassurante.
Nous y allions tous les trois avec mon père, ma mère à son bras et nous marchions jusque dans la haute ville, celle qui longeait la forêt...
Parfois certains ruelles n'étaient plus du tout éclairées, nous nous retrouvions tous plongés dans l'obscurité de la nuit.
Seule lumière dans le nuit, le bout incandescent du cigare de mon père.
Nous suivions alors cette tache rouge qui devenait notre phare tout au long de la balade nocturne.
Nous étions enveloppé par l'odeur acre du cigare.
Nous étions avec notre père, notre mère...
Nous étions protégés...
Chaque fois que mon père allume un cigare, je repense alors à cette lointaine époque où le chemin que nous suivions était tracé par une lumière rassurante.
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